Depuis la fusion municipale de 2002, la construction résidentielle a connu un essor important à Trois-Rivières. Alors qu’il s’émettait en moyenne 335 permis de construction par année entre 1996 et 2001, ce nombre est passé à 450 entre 2002 et 2007 et à 462 entre 2008 et 2013. Toutefois, avec les plus récentes prévisions démographiques, il est probable qu’un ralentissement se fasse sentir. En fait, ce phénomène a déjà débuté et seuls 365 permis de construction ont été émis en 2013, soit le plus petit nombre depuis 2002. devurbain

Par ailleurs, des changements dans le type de logement construit ont pu être observés dans les dernières années. La proportion de logements construits dans des habitations multifamiliales est demeurée assez constante, ceux-ci représentant en moyenne 47 % des logements construits par année entre 2005 et 2013. Les changements ont plutôt eu lieu dans la catégorie des résidences unifamiliales. Les résidences unifamiliales isolées représentaient 40 % des logements construits en 2005, mais seulement 30,6 % en 2013.

À l’inverse, les habitations unifamiliales jumelées représentaient 13 % des logements construits en 2005, et 21 % en 2013. Ces données statistiques démontrent l’importance d’ajuster la planification des espaces à développer avec les besoins en matière de logement. Une gestion rigoureuse de l’urbanisation permettra notamment de maximiser l’utilisation des infrastructures existantes, de prioriser la revitalisation des quartiers centraux et de réduire l’empreinte écologique du développement. La gestion de l’urbanisation permet de contrer l’étalement urbain et ainsi d’éviter les coûts qui y sont associés. Les conséquences de l’étalement urbain sont multiples :

– Coûts associés au prolongement des infrastructures;
– Nécessité de nouveaux équipements publics (écoles, parcs, etc.);
– Augmentation des temps de déplacement domicile-travail;
– Nécessité de nouveaux équipements de sécurité publique et sécurité incendie;
– Augmentation des émissions de gaz à effet de serre causés par les transports;
– Perte de terres agricoles;
– Perte d’habitats fauniques et floristiques;
– Dégradation de milieux naturels;
– Etc.

La planification urbaine des prochaines années devra donc être ajustée aux besoins créés par la croissance démographique et se concentrer à proximité des zones déjà urbanisées afin d’éviter une urbanisation diffuse.