L’automobile est de loin le mode de transport le plus utilisé par les Trifluviens. Avec 84,4 % de part modale, celle-ci arrive loin devant les autres modes de transport. L’utilisation de l’automobile a connu une augmentation entre les enquêtes origine-destination de 2000 et de 2011. Le pourcentage d’utilisation de l’automobile a augmenté au dépend de tous les autres modes, passant de 78,8 % à 84,4 %. La part modale des transports actifs (8,3 %) et collectifs (2,1 %) demeure très faible. Entre 2000 et 2011, le nombre d’automobiles sur le territoire a augmenté de 17,2 %, malgré que le nombre de voitures par personne soit resté stable. Toute augmentation de la population est suivie par une augmentation du nombre de véhicules sur les routes.

La Ville de Trois-Rivières a été conçue et aménagée en fonction de l’automobile et cela se reflète dans le choix de modes de transport. Toutefois, l’émergence de problématiques de congestion aux heures de pointe laisse entrevoir des problèmes de fluidité de la circulation. Plus le nombre de voitures sur les routes augmentera, plus la congestion sera présente à Trois-Rivières, ce qui aura pour effet d’allonger les temps de déplacement. Les villes misent de plus en plus sur la mobilité durable pour contrer ce phénomène. Le gouvernement du Québec a d’ailleurs pris position en ce sens avec l’adoption de la Stratégie nationale de mobilité durable. Les alternatives à l’utilisation de l’automobile (transport en commun, marche, vélo, etc.) permettent à la fois de désengorger le réseau routier ou d’éviter les engorgements à venir et de réduire l’impact environnemental des transports. Ce virage pose de nombreux défis à Trois-Rivières, puisque l’automobile demeure pour l’instant le mode de transport privilégié. Il y aura donc de nombreux défis à relever dans les prochaines années au niveau des transports.

Trois-Rivières est également un important pôle de transport des marchandises. La cohabitation harmonieuse de celui-ci avec le transport des personnes demeure un enjeu important.